Bien choisir sa serviette de plage
Une bonne serviette de plage dure des années. C'est un objet simple, dont la qualité tient à trois paramètres (la matière, le grammage et la finition) et qui se choisit très différemment selon l'usage.
Ce qu'on demande à une serviette
Absorber vite, sécher vite, résister au sable et au sel, et supporter des dizaines de lavages sans perdre son moelleux. Ces exigences sont partiellement contradictoires : une serviette très absorbante sèche lentement, et une serviette qui sèche vite absorbe moins.
Le choix consiste donc à décider ce qui compte le plus : le confort après la baignade, ou l'encombrement et le séchage en voyage.
Le coton
C'est la matière de référence pour le confort. Le coton peigné, dont les fibres courtes ont été éliminées, absorbe mieux, peluche moins et dure plus longtemps que le coton ordinaire. Les cotons à fibres longues (égyptien, pima) sont les plus doux et les plus résistants.
Le grammage, exprimé en grammes par mètre carré, est l'indicateur le plus parlant. En dessous de 350 g/m², la serviette est légère et peu absorbante. Entre 400 et 500 g/m², on obtient le bon équilibre pour la plage : moelleux, absorption et séchage restent compatibles. Au-delà de 600 g/m², le confort est maximal mais l'objet devient lourd, encombrant et long à sécher.
Le bouclage compte également : des boucles longues et denses augmentent la surface de contact avec l'eau, donc l'absorption.
La microfibre
Les serviettes en microfibre de polyester et polyamide absorbent plusieurs fois leur poids en eau, sèchent très rapidement et se plient à un volume minuscule. Elles sont légères, ne retiennent pas le sable, et coûtent peu.
Leur défaut est le toucher, moins agréable que le coton, et une sensation d'accroche sur la peau sèche. Elles conviennent parfaitement au voyage, à la randonnée et au sac de sport, moins à la sieste sur le sable.
À noter, elles relâchent des microfibres synthétiques au lavage : un filet de lavage adapté limite ce relargage.
La fouta
Ce grand tissu de coton tissé à plat, d'origine méditerranéenne, occupe une place à part : très fin, très léger, il sèche vite, ne prend pas de place, ne retient pas le sable, et sert aussi de paréo, de nappe ou de plaid.
Son absorption est inférieure à celle d'une éponge, et elle augmente paradoxalement après quelques lavages, le temps que le tissage s'assouplisse.
Les formats
La serviette de plage classique mesure environ 100 sur 180 centimètres. Le drap de bain, plus court, ne suffit pas à s'allonger. Les formats XXL, jusqu'à 200 centimètres, conviennent aux personnes de grande taille et à l'usage en duo.
Le format rond, très répandu, est agréable pour s'asseoir en groupe et moins pratique à sécher et à ranger.
Les finitions qui font la durée
Un ourlet double, cousu serré, est le premier point d'usure. Une lisière tissée plutôt que simplement coupée résiste mieux au sable. Et une teinture en masse plutôt qu'un imprimé de surface tient à l'exposition au soleil et au sel, qui décolorent rapidement.
Entretenir
Secouer et rincer à l'eau claire dès le retour : le sel et le sable attaquent les fibres bien plus que le lavage.
Laver à 30 ou 40 degrés, sans adoucissant. C'est le conseil le plus utile : l'adoucissant dépose un film qui imperméabilise les fibres et détruit progressivement l'absorption d'une serviette. Un verre de vinaigre blanc dans le bac le remplace avantageusement et ravive le moelleux.
Sécher complètement avant de ranger, faute de quoi l'odeur d'humidité s'installe et ne part plus. Éviter le sèche-linge à haute température, qui brûle les boucles à la longue.
Et la sécurité au soleil
Une serviette ne protège pas du rayonnement : le sable et l'eau réfléchissent une part importante des ultraviolets, et l'exposition reste forte à l'ombre d'un parasol. Crème à indice élevé, renouvelée toutes les 2 heures, et évitement des heures centrales restent les mesures qui comptent.